Luc Bondy (115)

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  • Le lundi, 30 november 2015
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Décédé le 28 novembre 2015 

Luc Bondy à Vienne en avril 2013.
Luc Bondy à Vienne en avril 2013. ALEXANDER KLEIN/AFP

Il s’attaque d’abord au difficile Lulu (Opéra de Hambourg, 1977) puis à Wozzeck (même lieu, 1981), d’Alban Berg. En 1984, il aborde Mozart au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles avec Cosi fan tutte, le plus difficile à mettre en scène. Ce seront ensuite Don Giovanni (Opéra de Vienne, 1990), Les Noces de Figaro (Festival de Salzbourg, 1995) et Idoménée (Scala de Milan, 2005), que lui demande en catastrophe le nouvel intendant, Stéphane Lissner, et qui, même repris et corrigé à l’Opéra de Paris, en 2006, demeure un échec. Son Don Carlos (Théâtre du Châtelet, 1996) et son Macbeth (Festival d’Edimbourg, 1999), de Verdi, ne laisseront pas un souvenir impérissable. Mais, dans ces deux cas, comme presque toujours, la direction d’acteur est exceptionnelle.

Au Festival d’Aix-en-Provence, Bondy proposera une saisissante lecture du Tour d’écrou, de Benjamin Britten, en 2001, puis, en 2004, un Hercules, de Haendel, où il fait montre du rare talent de savoir faire se mouvoir un chœur sur scène (talent qu’il partageait avec son ami Peter Stein).

Sa dernière mise en scène lyrique, Tosca, de Puccini, avait fait scandale au Metropolitan Opera de New York (Met) en 2009 : ce travail superbe mais noir (dans des décors splendides de Richard Peduzzi, avec qui il travaillait, comme Chéreau, régulièrement) respectait en fait de très près le texte, mais le public new-yorkais n’avait pas supporté que Bondy supprime les traces de fausses traditions. Franco Zeffirelli, dont la production de Tosca régnait jusqu’alors sur cette scène, avait même traité son confrère de « metteur en scène (…) de troisième zone »

Source Le Monde


 

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