La cour des sentiments (V2) Raccourcie

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Pièce pour ados version 2 raccourcie en trois actes

Durée approximative : 70 minutes

Les jeunes d’un petit village se réveillent dans une prison à ciel ouvert. Où sont-ils, comment sont-ils arrivés là, pourquoi se retrouvent-ils prisonniers, qui se cache derrière cette étrange machination ?

 

8 personnages

4 femmes - 4 hommes

Extrait : 

PREMIER ACTE * SCENE 2

Arrivée du narrateur.

Narrateur – Après les instants de rigolades vient le temps de la dure réalité. Difficile de croire à ce qui nous échappe. L’irréel fait partie du quotidien des rêveurs, des artistes, des utopistes, mais quand on est un tant soit peu sceptique et qu’on ne croit que ce que l’on voit, comme il est dur d’accepter de devenir un cobaye livré aux mains de forces invisibles, qui se jouent de nous. L’obligation de se surpasser devient alors une priorité, afin de préserver ce qu’on voudrait infaillible et qui demeure pourtant si fragile, la raison.

Le narrateur s’éclipse.

Valentin – Vous avez vu comme moi, hein ! Elle est bien sortie par-là, y avait bien une porte. Quelqu’un peut m’expliquer comment elle a fait ça ?

Personne ne répond.

Agathe, Lisa et Valentin inspectent de nouveau le mur du côté gauche, Bruno, Alexia et Billy le mur du côté droit.

Bruno – Alors, vous trouvez quelque chose de votre côté ?

Agathe – Ma parole, on dirait bien qu’on est vraiment enfermés.

Lisa – Oui ! Mais il doit bien y avoir un moyen de sortir de là quand même.

Billy – Quand tu l’auras trouvé, fait nous signe.

Bruno s’en prend à Alexia.

Bruno – Si tu nous disais maint’nant ce que tu sais, ça mettrait fin à ce jeu stupide qui commence à m’énerver.

Alexia – Je n’en sais pas plus que vous, je vous dis que je n’ai rien à voir avec ce qu’il se passe mais ce dont je suis sûre par contre, c’est que ce n’est pas un jeu.

Lisa – Et comment tu sais ça toi ?

Agathe – Elle a raison, tu avais l’air bien copine avec la fée Clochette.

Alexia – Au lieu de m’accuser bêtement, vous feriez mieux d’avoir de l’imagination et trouver le moyen de nous sortir de cette galère. Il faudrait qu’on se pose les bonnes questions, vous n’ croyez pas ?

Valentin – Genre, qui est cette fille et comment elle a fait pour nous faire venir sans qu’on s’en aperçoive ?

Billy – Ça c’est une bonne question. Qui a la réponse, Alexia ?

Alexia – Lâche-moi tu veux, je vous répète que j’ n’ai rien à voir dans tout ça, combien de fois faudra le répéter ?

Lisa – Bon sang ! Qu’est-ce qu’on a fait pour mériter ça ?

Alexia – Je pense qu’on doit y réfléchir, c’est une question fondamentale. Pour l’instant on n’a aucune idée de la façon dont on est arrivé là, mais on peut essayer de comprendre pourquoi.

Agathe – Tu as sans doute raison. Elle n’avait pas l’air de rigoler tout à l’heure hein ! Et si elle nous avait jeté un sort.

Bruno – Arrêtez de délirer les filles, tout ça n’est qu’une illusion, bientôt je vais me réveiller et vous aurez tous disparus de ma vue.

Billy – Tout ce que je vois, c’est qu’on est prisonniers.

Valentin – Oui, et on n’a pas à manger.

Bruno – Non, je suis sûr que c’est pas possible, c’est un rêve !

Billy – Peut-être, mais alors comment tu expliques qu’on fasse tous le même ?

Valentin – La fée on l’a tous vu, on n’a pas rêvé, quand elle est arrivée il y a eu cette musique, et quand elle est partie aussi.

Bruno – Et alors ?

Valentin – Alors on a tous vu la même chose, entendu la même musique, comment ça s’peut. Et puis dis-moi si on dormait vraiment on ne pourrait pas faire le même cauchemar, surtout pas tous au même moment. On ne dort pas il me semble, on est bien réveillés.

Soudain, Agathe a un éclair de lucidité.

Agathe – Je vais appeler mes parents de mon portable, bien sûr !

Bruno à Agathe – C’est maintenant que tu t’réveilles ?

Valentin – Si elle se réveille, peut-être que nous aussi.

Agathe à Bruno – C’est pas la peine de t’en prendre à moi.

Lisa à Bruno – Arrête de nous agresser.

Agathe à Lisa – Mais je n’ t’agresse pas.

Lisa à Agathe – J’ te parle pas à toi.

Valentin – Vous croyez que c’est l’ moment ?

Lisa à Valentin – Oh toi on t’a pas sonné.

Alexia – Vous arrêtez oui !

Bruno – Toi Judas t’as pas la parole.

Lisa – Si on est là c’est à cause de toi.

Agathe – Tu vas nous rendre tous fous.

Alexia calmement – Je crois que vous n’avez pas besoin d’ moi pour ça.

Bruno à Agathe – Alors tu l’appelles ce numéro.

Agathe – Je suis assez stressée comme ça, n’en rajoute pas.

Agathe allume son portable et tape son numéro.

Agathe – Y a pas d’ réseau.

Valentin – Oh là là ! J’ commence à avoir sérieusement faim.

Lisa retourne vers le mur et tape dessus.

Lisa – Y a sûrement un moyen de sortir, sinon je vais piquer une crise de nerfs.

Billy – On va quand même pas passer le réveillon dans cette prison.

Alexia – On devrait essayer de rester calmes et d’analyser la situation le plus sereinement possible. Vous vous rappelez des paroles de la fée des jouets ?

Bruno – Tu sembles croire que c’est une vraie fée.

Alexia – Ça ne fait aucun doute.

Agathe – T’es aussi dingue qu’elle ma parole.

Billy – Le plus important c’est de savoir où on est, de sortir de là, qu’elle soit fée ou pas on s’en fiche.

Valentin à Bruno – Mais j’y pense, ta montre elle fait GPS non ?

Bruno – Oui et après ?

Valentin à Bruno – T’es relou par moment, si on veut savoir où on est utilise-la.

Bruno hésite à répondre, il est très mal à l’aise.

Bruno d’un air penaud – J’ l’ai pas.

Lisa – Tu peux répéter ça !

Bruno – Je ne l’ai pas.

Lisa – Quoi ! Tu nous as rebattu les oreilles avec ton GPS comme quoi c’était le dernier cri, le plus fiable, le plus beau, le plus léger, le plus formidable, et aujourd’hui qu’on en a un besoin vital tu nous dis que tu n’ l’as pas. Mais t’es un cauchemar à toi tout seul, ça déchire.

Agathe – T’es vraiment un bof, hein !

Billy – J’y crois pas.

Valentin – Là, t’assures vraiment pas.

Alexia s’approche de Bruno.

Alexia – T’en fait pas, c’ n’est pas si grave. Même si tu l’avais eu sur toi, on n’aurait pas eu la solution pour sortir d’ici de toute façon.

A ce moment précis, une lumière vient éclairer la scène. Tous regardent vers le haut.

Agathe – C’est quoi cette lumière ?

Valentin – C’est peut-être un hélicoptère qui apporte à manger ?

Billy – C’est pas Valentin qu’on aurait dû t’appeler mais Gargantua.

Lisa – Si tu continues de manger comme ça tu vas devenir râblé.

Alexia – Vous vous souvenez des paroles de la fée des jouets, elle a dit la liberté c’est la lumière.

Agathe – C’est quoi cette lumière au juste, c’est matériel ou c’est heu… comment on

dit… une…

Alexia – Métaphore !

Agathe – C’est ça, et si la liberté c’est la lumière comment faire pour la trouver ? J’y comprends rien du tout.

Valentin – Cette lueur, qu’est-ce qui a pu provoquer son apparition ?

Lisa – Ça c’est subtil, il faut découvrir le déclencheur.

Billy – La fée a dit qu’on était des prisonniers dans la cour des sentiments je crois, ça veut dire quoi ?

Bruno – Ça veut dire que j’en ai marre de vous écouter dire n’importe quoi. Les fées n’existent pas, d’accord !

Lisa – Et comment tu expliques ce qui nous arrive alors, et comment elle a fait pour traverser le mur, et cette lumière qui arrive comme par enchantement, dis-le nous si tu es si fort.

Bruno – C’est ça. Et vous allez me dire que vous croyez au Père Noël aussi ?

A cet instant, la lumière apparue quelques instants plus tôt, s’éteint.

Agathe – Tu as vu c’ que tu as fait ?

Bruno offusqué – Moi ! J’ n’ai rien fait !

Lisa – Et si je crois au Père Noël ça te dérange à ce point-là ?

Bruno – C’est puéril.

Valentin – J’ai compris, la lumière, la cour des sentiments.

Bruno – Qu’est-ce que t’as compris minus ?

Valentin – Minus toi-même.

Bruno – Répète un peu pour voir !

Valentin – Tout c’ que j’ vois c’est que ton comportement a fait disparaître la lumière.

Bruno – Vraiment n’importe quoi !

Alexia – Ce n’est pas si bête que ça.

Agathe – Quand ça s’est allumé c’était à quel moment ?

Bruno – Comment ça ?

Alexia – Je me souviens, c’était quand on a demandé pour ton GPS.

Lisa – Oui c’est ça, on s’est moqué parce que tu n’ l’avais pas.

Billy – Tout à fait, seule Alexia a dit que ce n’était pas grave.

Agathe – Exact, et la lumière est arrivée.

Valentin d’un air désolé – Et oui, c’était pas un livreur de pizzas.

Bruno – Ça prouve quoi ?

Alexia – Que la lumière s’est éteinte suite à des pensées négatives.

Bruno secoue la tête – C’est n’importe quoi.

Lisa – Peut-être. Mais on n’est pas là sans raison et c’est une explication qui en vaut bien une autre.

Bruno – Donc, tout ce qui arrive est de ma faute si j’ comprends bien.

Billy – Personne n’a dit une chose pareille, je pense que si on est dans cette situation c’est qu’on est tous responsables.

Agathe – On a fait quelque chose qu’il ne fallait pas.

Valentin – Oui. Maintenant c’est à nous de trouver quoi. Si je veux espérer remanger un jour.

 

 

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Date de dernière mise à jour : dimanche, 09 Septembre 2018

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