PIECES ET SAYNETES - 2014

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Extrait de la pièce

Le chant du déshonneur 

Hiroshima  

Pièce de théâtre courte - Drame  

Une jeune femme japonaise, un prêtre catholique, un prix Nobel de physique et un pilote de bombardier se réunissent. La jeune femme japonaise accuse le pilote du bombardier de l’avoir assassinée. Huis clos sur la bombe atomique larguée sur Hiroshima.

Scène 4

Abbé Pierre – Vous auriez dû unir toutes vos forces pour éviter le pire.

Paul Tibbets – Mais le pire c’est eux, ces salopards de bridés.

Kioko – Tu n’es qu’un con, pas étonnant que ta nation soit devenue ce qu’elle est avec des arriérés dans ton genre.

Paul Tibbets – Vous l’avez voulu cette guerre alors vous avez mérité ce qui vous est arrivé.

Abbé Pierre – Comment peux-tu dire une chose pareille ?

Marie Curie – Non mais tu es vraiment un fou furieux mon vieux ! 

Kioko – Faut être militaire ou fanatique pour vouloir la guerre, je peux te dire que nous étions des millions à avoir peur que ça arrive. Surtout que nous étions déjà en conflit avec la Chine et l’Indochine française. Enfin, quand je dis nous !

Abbé Pierre – C’est vrai que beaucoup de gens avaient déjà versé leur sang.

Marie Curie – Pendant que tellement d’entre nous se battent pour sauver des vies dans tous les domaines vous venez avec vos armes et prenez un malin plaisir à en détruire tellement d’autres.

Paul Tibbets – Je vous ai menti tout à l’heure.

Abbé Pierre – À quel mensonge fais-tu allusion ?

Paul Tibbets – Je ne savais pas que la bombe que nous transportions était atomique.

Marie Curie – J’ai vraiment énormément de mal à te croire.

Abbé Pierre – Pourtant tu as dit que tu étais fier de ce que tu as fait, et honoré de ta décoration pour cet acte de bravoure.

Paul Tibbets – La décoration c’était pour tous les services rendus, avant.

Kioko – Arrête !

Paul Tibbets – Quoi ?

Kioko – Arrête tes conneries, même toi tu ne crois pas à ce que tu dis.

Paul Tibbets – Oh ça va ! Depuis quand avez-vous droit à la parole, vous les bonnes femmes devriez retourner derrière vos fourneaux que vous n’auriez jamais dû quitter d’ailleurs.

Kioko – Tu vois Tibbets je me suis trompée à ton sujet, je t’ai sous-estimé tu n’es pas une ordure, tu n’es qu’une sous-merde.

Paul Tibbets – Peut-être, mais j’ai gagné la guerre moi, tu peux en dire autant ?

Silence

Abbé Pierre – Comment peux-tu être fier d’avoir commis un acte aussi barbare ?

Paul Tibbets – Mais ce n’est pas moi qui ai pris la décision, je n’ai fait que mon devoir.

Marie Curie – J’ai comme l’impression que ses qualités intellectuelles ont été le critère de choix de ses supérieurs.

Abbé Pierre – C’est l’humanité toute entière qui est en déliquescence.

Paul Tibbets – Si vous pouviez vous arrêter de geindre tous autant que vous êtes ça me ferait vraiment des vacances.

Marie Curie – Pauvre chou, le poids du remord serait-il trop lourd pour ta petite personnalité ?

Paul Tibbets – Je ne vois pas pourquoi j’en aurais !

Kioko – Tu parles de quoi, de personnalité ou de remord ?

Paul Tibbets – C’est marrant ça, vous parlez tous comme si vous n’aviez vous-même rien à vous reprocher.

Abbé Pierre – C’est sûr que nous avons tous quelque chose sur la conscience, mais tu sais Tibbets, un individu incapable de ressentir le moindre remord ça s’appelle un psychopathe.

Kioko – Ce que nous avons à nous reprocher n’est vraiment pas important par rapport à la gravité de ton geste.

Marie Curie – En éthologie cognitive le test du miroir permet d’évaluer la conscience de soi, mais je pense que toi, devant le miroir, tu te prendrais pour Narcisse.

Paul Tibbets – Vous savez quoi ? Vous êtes jaloux de moi, je le vois je le sens, de la confiance que mes chefs avaient en moi pour cette mission, il leur fallait quelqu’un de brave et de fiable, ils savaient qu’avec moi aux commandes la mission ne pouvait pas échouer.

Marie Curie – C’est encore pire que je ne le pensais.

Paul Tibbets – Si ça se trouve j’ai peut-être rendu service à des gens qui voulaient se supprimer ?

Abbé Pierre – Je pense que cette mission à fait en toi plus de dégâts que tu ne le penses.

Marie Curie – Tu as perdu la raison mon pauvre Tibbets pour sortir des inepties pareilles.

Silence

Kioko – Je veux juste te rappeler qu’avant que tu commettes ton crime j’étais une jeune femme heureuse, j’avais un mari génial, un bébé adorable, et que nous avions un avenir prometteur et brillant.

Abbé Pierre – C’est évident que bien d’autres personnes avaient une vie équilibrée comme la tienne à ce moment-là.

Paul Tibbets – Ben oui, il y a une fin à tout, c’est comme ça.

Kioko – Tu as fait souffrir des milliers et des milliers d’innocents qui n’étaient coupables que d’une chose, exister.

Abbé Pierre – C’est très cruel de s’en prendre à la population, même en temps de guerre.

Paul Tibbets – De la stratégie dépend l’issue de la bataille.  

Marie Curie – Ça serait bien s’il s’agissait d’un jeu d’échecs mais là il est question de millions de personnes à qui on n’a pas demandé s’ils voulaient mourir ou pas.

Kioko – Tu n’avais vraiment pas le droit de commettre cet acte horrible, tu as brisé nos existences alors que tu ne nous connaissais pas, aucun de ceux que tu as exterminé ne t’avaient fait de mal.

Paul Tibbets – Mes ennemis, vous étiez tous mes ennemis.

Silence

Paul Tibbets – Au même titre que nous étions les vôtres.

Kioko – Jamais de ma vie je n’aurais osé faire ce que tu as fait. La seule chose positive que je tire de cet acte abominable c’est qu’il puisse choquer les consciences, afin que plus jamais le monde ne subisse une telle atrocité.

Marie Curie – C’était particulièrement odieux et irresponsable, ouvrir la porte à la guerre atomique était une erreur à ne jamais commettre.

Abbé Pierre – Il a raison sur un point vous savez, ce n’est pas lui le responsable.

Paul Tibbets – Bien sûr que non, merci de le reconnaître.

Abbé Pierre – Ce sont des têtes pensantes qui ont donné cet ordre, lui n’est qu’un exécutant, un minable serviteur.

       


     

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  Faits l’un pour l’autre

Saynète issue de la pièce pour ados "Bienvenue dans notre monde"

Durée approximative 2 minutes 15

Deux personnages - 1 fille 1 garçon 

Deux chaises cote à cote. Le garçon est assis et consulte un magazine. La fille arrive sur scène et prend place à ses côtés.

Fille – Salut ! Tu lis quoi ?

Garçon – Salut ! Homme d’aujourd’hui.

Fille – Tiens moi aussi ! Je viens de l’acheter pour la première fois. C’est bien ?

Garçon – C’est un magazine qui paraît une fois par an. 

Fille – Ça parle de quoi ?

Garçon – Tout ce qu’il faut savoir sur l’homme moderne.

Fille – C’est intéressant ?

Garçon – Je ne l’ai que pour le test qui se trouve à la fin.

Fille – En dernière page ?

Garçon – Oui, page trois.

Fille – C’est quoi ce test ?

Garçon – Êtes-vous faits l’un pour l’autre ?

Fille – On le fait ?

Garçon – D’accord ! Alors ! Plutôt mer ou montagne ? Montagne.

Fille – Moi c’est la mer. Plutôt steak frites ou spaghettis bolognaise ? Bolognaise.

Garçon – Moi c’est steak frites. Musique classique ou R and B ? R and  B.

Fille – Classique. Plutôt chat ou plutôt chien ? Plutôt chat.

Garçon – Et moi chien. Lecture ou jeu vidéo ? Alors là, les deux.

Fille – Pareil pour moi, les deux.

Garçon – Un point commun, nous sommes faits l’un pour l’autre.

Fille – Oui. Appart ou maison individuelle ? Y a pas photo, maison.

Garçon – Non appart. Surtout pas de jardin.

Fille – Belle pelouse, avec des fleurs partout.

Garçon – Je crois que ça ne va pas l’ faire.

Fille – Ça dépend, tu aimes le foot ?

Garçon – Bien évidemment!

Fille – Alors là c’est sûr, ça ne va pas l’ faire.

Garçon – Tu as tout gâché avec ta maison.

Fille – C’est toi qui as tout gâché avec ton foot.

Garçon – Le mieux, c’est qu’on se sépare.

Fille – Nous n’avons plus rien à nous dire.

Garçon – Adieu !

Silence

Garçon – Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ?

Fille – Acheter femme de demain, il paraît qu’il y a un test à la fin.

Garçon – Tu auras peut-être plus de chance.

Fille – Soit heureux. Je pars à droite.

Garçon – Soit tranquille, je pars à gauche.

Fille – De toute façon nous deux, ça ne pouvait pas marcher.

Garçon – Non, mais quand même, il s’en est fallu d’un rien !

Fille – C’était perdu d’avance.         

Garçon – Et pourquoi tu dis ça ?

Fille – Parce que sans tomber amoureux, on ne peut pas être heureux.


 

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Date de dernière mise à jour : Jeudi, 30 Octobre 2014

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